Nantes - lancement du projet européen Maxibone

20 février 2018

Les partenaires européens se sont réunis le mardi 20 Février 2018 à l’Institut de Recherche en Santé de l’Université de Nantes pour le lancement du projet H2020 MAXIBONE coordonné par le Prof. Pierre Layrolle, Directeur de recherche dans le laboratoire Phy-Os (Inserm/Université de Nantes)

Plusieurs dizaines de millions de citoyens européens sont partiellement édentés et n'ont pas suffisamment d'os maxillo-facial pour le placement d’implants dentaires. Le projet H2020 MAXIBONE coordonné par le Prof. Pierre Layrolle, Directeur de recherche dans le laboratoire Phy-Os (Inserm/Université de Nantes), reçoit une subvention de près de 6 million d’euros de la Commission Européenne pour le développement clinique de recherches en médecine régénératrice.

Le projet vise la régénération osseuse maxillo-faciale avec des cellules souches mésenchymateuses et des biomatériaux. A partir d’un prélèvement de moelle osseuse de 30 ml, 100 million de cellules souches de grade pharmaceutique sont produites en 2 semaines. L’unité de thérapie cellulaire de l’Établissement Français du Sang et de l’Institut de Transfusion de l’Université de Ulm en Allemagne assurent cette production. Dans le bloc opératoire, les cellules sont associées à des granulés de phosphate de calcium similaires dans leur composition au minéral osseux. Le mélange est ensuite implanté au niveau de la zone édentée. Les cellules du patient associées au biomatériau vont alors régénérer l’os maxillaire ou mandibulaire. Après 5 mois, un scanner et une biopsie sont réalisés afin de vérifier l’augmentation osseuse avant la pose d’implants dentaires. Ces implants supportent ensuite des prothèses dentaires avec un résultat fonctionnel et esthétique très satisfaisant.  

Dans la continuité du projet FP7 REBORNE, un essai clinique randomisé sera réalisé sur 150 patients, afin d’évaluer cette nouvelle approche de thérapie cellulaire par rapport à la greffe osseuse autologue, actuellement considérée comme le gold standard en régénération osseuse. Le recrutement des patients sera effectué dans 10 grands centres hospitaliers européens dont le CHU de Nantes et le CHU Henri Mondor. Une évaluation médico économique de la thérapie cellulaire par rapport à la greffe osseuse sera également conduite pour sa valorisation future.

Le projet MAXIBONE concerne également la fabrication de substituts osseux anatomiques par impression 3D à partir d’images scanner de patients, auxquels seront associés des cellules souches. L’impression 3D permet la production d’un biomatériau personnalisé qui va s’adapter parfaitement à la forme du défaut osseux. Cette innovation permet de façonner un biomatériau à température ambiante selon un procédé biomimétique avec un excellent contrôle de la géométrie et de la porosité. Dans un futur proche, ces substituts osseux pourront être directement produits à l’hôpital diminuant ainsi les coûts de distribution.  La technologie est maitrisée par l’entreprise catalane Mimetis Biomaterials qui coordonne les tests pré cliniques.

Le projet MAXIBONE s’intéresse égaiement à la production cellulaire automatisée avec des bioréacteurs, afin de diminuer les coûts de production tout en maintenant la sécurité de ces cellules-médicament. Dans un futur proche, ces bioréacteurs pourront également être délocalisés dans les centres de soins au plus près des patients.


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